Un Ectoplasme est une émanation visible du fantôme produite par un médium, une sorte de substance psychophysique paranormale générée dans le monde physique. Elle peut se manifester sous diverses formes comme une lumière qui se dégage du corps du médium ou une silhouette fantomatique dans une photo.
L’alliance des spectres regroupe Farfelu et l’Abeille qui composent les instrus, DJ Kozmi au scratch et au chant, Jack et Gosh au chant.
Le groupe s’est concrètement formé en 2006 lorsque Farf et l’Abeille concoctant des lives électro depuis plusieurs années décident de travailler avec Jack. Cette collaboration aboutit à la mix-tape « freestyles » qui regroupe des passages de répétition et à la mix-tape « Fanto Thematik » (2007). En parallèle, Dj Kozmi qui apparaît déjà sur ces projets s’intègre progressivement à l’équipe. Les quatre compères persévèrent et élaborent une troisième mix-tape intitulée « Récidive » en 2008.
Actuellement, le groupe enrichi par l’arrivée de Gosh prépare un nouveau projet, si la formule change, l’état d’esprit reste le même.
En plus de leurs errances dans les fêtes et les bars, les Ectoplasmes ont été aperçus à de multiples reprises lors de festivals (Free Art, festival des lardons), sur les scènes locales (Noumatrouff, Molodoï, Naz Party, soirées Métiss’art et Sucre d’Orge) mais aussi dans différentes soirées en plein air (Sens Inverse, Antipod…).
Textes
La
cornée accorde du crédit au détail, la maille a la côte, s'exhibe et
s'étale. Futil, l'apparat forge la cotte de maille, le style l'emporte
sans ôter les failles, le tube cathodique remplace l'ami cordial, le
prix modique sape la base, le primordial. L'encéphale obscurcit par
Secret Story et tise, peu de gens s'effarent si l'homme durci sécrète
de la bêtise. Qui n'a ni la démarche ni l'allure du pitbull renvoie
l'image d'eunuque ou de gus muni de p'tites boules : la classe, un
drôle de tic sans trop d'éthique classe les types à l'aune des
étiquettes de sweat. A l'ère du cash, respect au gars qui accélère,
sait qu'il n'a que ses nerfs, sa rage, ses compères. A l'heure où
l'entraide crève sous le poids du score, de la compet, l'or, éphémère,
masque les potes qu'il nous fait perdre.
A qui trouve archi - bête ce paradis fictif,
les architectes à la base de cet édifice,
à qui rêve de cieux emplis d'astres qui filent,
d'une trève dans un jeu où le théatre est utile,
las que l'apparat établisse les profils,
las de la poudre aux yeux, de l'emphase et du style,
à qui s'en pète du look, doute de l'arnaque massive :
reste à foutre le feu à tous les artifices.
L'euro
en caisse vole la star aux sos, l'école du dollar teste un programme
grotesque, la politique : voilà où les escrocs naissent, l'appât du
fric n'épargne pas les pseudos Elliot Ness. Dans ce paradis de parodie,
il reste des râles audibles, des malades face au vide en quête d'une
parade digne. De pâles fossiles gèrent une patrie radine telle une
partie d'échecs dans un bar à pînes. En bas d'un pas rapide, on vit
pour soi sans s'allier, l'état, grippal, asphyxie, paraît qu'ici il n'y
a que le whisky pour y pallier. De grands gourous font bondir les cours
de bourses façon Skippy le kangourou qui court dans la brousse, valeur
esbroufe engrangée, rageurs les clebs se bouffent, ailleurs à bout
d'souffle pour manger, ici on jette ou on s'étouffe. Acerbes envers les
types à la sale haleine style Woody, on fuit tel la peste les faces à
cernes à la Droopy. Soumis au droit d'allégeance, les gens s'exaspèrent
accroupis, l'apparence a tout pris et n'a de cesse de séparer les
genres. Suivre la ligne décrite? Aussi laisser s'barrer ses chances...
seul sur la piste car il n'y a qu'à Wall Street qu'on se soucie
d'échange.
REFRAIN
D'une étincelle sur la mèche de l'amorce,
les flammèches évincent celles des fusées du quatorze,
une allumette et des paillettes ne restent que fumées et carbone.
Les feux de Bengale virevoltent puis se consument,
à bas les masques, les codes et les costumes,
rendons hommage à l'artifice à titre posthume.
Les
murs des immeubles se lézardent, leurs fondations s'oxydent : des
voutes, des poutres, des arcs. Les néons du Proxy éclairent une rue
vide autant qu'un fut de bibine laissé une heure à mes amis. Des
bruissements s'entendent, des cris de jeunes en bande, dehors, le vent
fait que tous les sons s'étendent : des pneus sur les débris, des
klaxons, une sonnette d'alarme, des sirènes lorsque surgit l'escadrille
de gendarmes. 28 degrés à l'ombre, 26 sous la pluie, au sol, une
feuille de Lotto, des nombres cochés à la va vite... Il shoote la
canette de 86 gisante, ses naseaux sniffent des arômes d'épices
grisants, aussi l'odeur d'un teushi à peine pestillente. Il marche
tranquille presque lent.
Quand les bleus l'interpellent, Il joue
à pile ou face : courir ou faire face! Une chose est sûre, l'honnêteté
se décèle sur le visage, c'est bien sa signature au Parker sur le visa,
censée être un droit de passage, en fait un leurre, une pasetille
scellée sur un papelard. Il se questionne dans ce contexte :
"Est-ce que je reste, je choisis la fuite ou me barre?"
Il
n'y a ni maldonne ni stress quand l'estafette se gare, en sortent trois
types polis, un dernier hagard s'avèrant être le chef, un fruit pourri
hilare, les trois autres stagiaires font leur preuve ce soir. Tout est
en règle, Il arrive de l'ambassade. Grucho beugle, s'avance pour
l'embrassade, une caisse passe quand la violence escalade :
"
Tu sais c'est qu'une escale là, t'as une fesse ici une autre chez toi.
T'es le vassal, mon apôtre, moi, le christ, le roi donc fais le beau,
le pitre, le clebs : aboie! Non mais z'avez vu? Non mais qu'est-ce
qu'il croit?"
Soudain, autre décor, sur le flic se dressent des
cornes, les autres flippent par peur qu'il dépasse les bornes, se
taisent, ignorent encore la plupart des codes. Quand Il tente de se
faire la malle, la goutte d'eau déborde. Grucho tire sa matraque, à
l'aorte le coup s'assène, les autres ont trop l'trac pour entrer sur
scène, acquiessent lorsqu'Il se débat sans succès. Les frappes sont
succintes, l'ambiance malsaine, l'épaule luxée. Grucho se paie le luxe
d'une dernière frappe, lui chute mais derrière, le trottoir, son crâne
tape. Les lampadaires éclairent un sang, moite, mat, entre rouge et
noir tel celui de Stendhal, Lui sussure :
" Allez en enfer! " quand la fin le kidnappe dans ses entrailles.
L'amour fait rire, la blague des carambars,
les types la jouent gaillards, forts en fait faiblards,
genre grands durs aux cœurs d'artichauts,
en fait tous pleurent quand il faut.
Ce monde en marbre sonne faux,
bel arbre délesté de ses fruits.
Chacun pour soi, préparons la fuite.
Rien de bon à prendre, de la merde en coulis?
Ce serait évincé ce qui se bosse en coulisses,
ceux qui comme des planches coulissent,
te soutiennent quand tu t'enlise.
Dans la flaque de pisse, un bourgeon s'éveille,
on s'en tape les cuisses si ça te semble superficiel.
Tant que l'envie comme une flèche, fuse,transperce le ciel,
qu'un sourire s'observe sur un triste visage,
un rayon solaire sur une toile embellit le paysage.
REF :
Que se passe-t-il, quand se masque un ciel couleur pastelle?
Un terrain-vague en guise de vague souvenir de l'éden d'Adam, d'Ève,
paraît que rien ne se perd, que tout se créée,
où est le bonheur quand le bitume est dans l'pré?
Le paysage... le notre est gris, terne,
crade comme une poubelle,
pas de drapeaux en berne car le chloroforme s'inhale,
le conforme gagne mais les victoires s'arrachent,
difficiles, possibles quand t'as la hargne, la rage.
A l'aide t'appelles, numéro vert, messagerie,
normal que peu s'assagissent,
foncent tête baissée face à la brique.
Dans leurs critères deviennent fous si vite,
las, pas lâches mais pessimistes,
dès jeune aigri quand on t'explique la ligne à suivre.
T'y peux rien, t'urines sur leurs directives,
sur leurs directions donc tu t'agites
en quête d'un gite ou d'une lueur à l'horizon.
REF
Des conards cravatés décrétés Socrates
dégagent des sales sécrétions,
technocrates qui grattent à la porte
en période d'élection,
on les élit, on les supporte,
on se prend des coups de lattes
quand on les boycotte.
Diffusion sur ondes hertziennes,
longs palabres, toujours les mêmes thèmes.
Le poste chébran sur 180 radio blême,
ils tapinent, paradoxe démentiel : ils démantèlent la prostitution,
l'arnaque est classique, à base de mitos, de belles dictions,
bugs à répétition, eux, assis aux bureaux
leur domaine de prédilection,
observent l'aiguille qui trotte, quand dans le froid
certains s'endorment, s'apprêtent à faire une longue route...
REF
La politique endort ses victimes via les chlororéformes,
la réthorique, les jolies paroles en vitrine d'une télé conne pas très
comique : à l'image règne le mode crime, le public aime, les sondages
l'endoctrinent, il se rabat vers les boss du FN qui racolent chez les
skins. Nico s'en bat, s'positionne en tête en pro du mime, en fait des
escrocs rôdent qu'importe la team (la rose aussi porte des épines).
Partis boucliers, stériles débats d'idées, combats de boucs : à la clé
la cravate immunise. La justice trie vu l'look des appelés : aucun
aristocrate sur l'cuir du banc d'accusés, qui cuirait sur l'grill un
messie d'la majorité? Mais des bulletins restent vierges dans l'urne,
les scrutins schlinguent la burne vu qu'les élus cherchent un siège où
leur verge s'affiche à la une.
Un parfum d'arnaque flotte dans l'air,
de mascarade, d'accords et d'intérêts.
Un parfum que masquent la parlote, le paraître,
la cocarde, le coq et le béret.
La
trouille rend malade, plan vigipirate rouge avant écarlate, les agents
tournent, en cas d'écarts lattent. Zoom sur la gare, un gars coule dans
l'pinard, tousse puis s'marre, louche sur les paras en patrouille avec
cartouches dans le famas. Paraît qu'ils fouillent les quais au cas où
un barge farouche masqué d'une cagoule, casse-cou cache habilement sa
charge artisanale, gaffe au courroux d'un partisan du mal par le mal,
au final, il n'y a qu'à l'écran que les martyrs assaillent. L'image du
terroriste est à vendre, dommage, les héros tristes pestent et
attendent. La démago s'propage, les domiciles abritent tant de voix
d'autistes à prendre, le profit du flip arrange, ministres, pharmacies
ainsi que grossistes en chanvre. Le principe? Celui qui balise dépense.
REF
Pincement
d'coeur d'un pays tachicarde, des gars taquinent pour un baggy crade,
les inspecteurs Harry à la Clint, veillent le gyrophare dans
l'habitacle. Paraît qu'la vague bleue des boulevards ne gène que les
babs et les soulards, gare à qui s'exprime, déjà le débat s'anime pour
une croix, un foulard, un tag indélébile sur un commisariat : la traque
rend dociles les pariahs. Psychatrie possible si tu cries trop fort,
handybag en plastique substitut d'réconfort, suite au quinquennat, les
énarques sifflent des bananas splits, des liasses ras le slip et sur
compte off-shore, trip Panama beach, yacht et hors-bord, si ils nous
trompent, il n'y a pas de triche : on vote d'abord. Sur le pont du
navire tricolore, ils pillent puis le sabordent.
Un parfum d'arnaque flotte dans l'air,
de mascarade, d'accords et d'intérêts.
Le satin change les escrocs en saints-pères,
pas d'accolades à qui ose interférer...
Lorsque tourne le manège à l'américaine,
le flooz sonne le glas du partage, l'étendard en berne
et les écarts entrainent via l'effet boule de neige,
les phases où hibernent les fêlés ou les sages.
Ils triment, dans l'trom ou en cages, tous tributaires
d'un show où message rime avec publicitaire.
Lorsque tourne le manège des balivernes...
le public aime ce qui sidère, n'estime que les larrons qui brillent,
les timides, derrière, fuient plus vite que leurs ombres.
On se divise à l'euclidienne, les rétines fixées sur nos nombrils,
l'épidémie de vers solitaires profite à qui veut nuire au nombre.
Lorsque tourne le manège sur le pattern...
J'avance à pas de loup, jamais en vitesse,
esquivant le cheval fou de mes soirées d'ivresse,
éloigné d'une vie de tes, rarement sans le sou,
vivant sous le poids de pénuries diverses,
en marge, fasciné par le soutien en cas de crise,
loin du cadre étriqué du coma d'entreprise.
Entre quatre murs capitonnés, croit en l'amour et les gars te rient au nez.
L'argent rassure mais garde ce qu'il a volé.
Vu les faces blêmes, même en été c'est l'hiver,
il faut dire que tu gènes si t'es dénué de salaire :
en lutte pour sa femme, ses emplettes,
un gus s'entête, une fois endetté à perte,
vire moins que rien, a la valeur d'une merde
sur une semelle, finit clébard en une semaine.
Pilier de bar en chien de Météor Pils,
en une manche, du terrain au banc de touche,
en une descente, du tracé au hors-piste,
las de ce décor triste comme pas mal d'ombres
sur la toile des artistes façonnant le monde
où Goliath survit à David malgré la fronde.
Le manège tournoie, le cercle est vicieux
car le vortex et le trou noir restent les pièges du tournoi :
qui n'a pas de ticket se voit contraint d'abdiquer,
gars livré à la poigne de forains excités.
Le corps et le cortex dans le train-train fantôme,
gênant de s'extirper lorsqu' on est bloqué,
reste à déplorer la perte à la foire du chrome
de clients évincés de la scène faute de deniers.
Pris dans ce bête carrousel, je lâche ma gueulante à coup de vers,
même si de tout temps, le deuil a hanté ceux qui la poussèrent.
La roue tourne à Mach 10 trop vite pour que la course freine,
gare aux soucis gastriques que la cadence entraîne!
L'absence d'entraide ouvre des plaies que les psys cautérisent,
le gouffre effraie, tant de mecs si gaufrent en chute libre.
Pour prendre la tête, on se bouffe et nos pics se hérissent,
oubliant que la tempête souffle plus que la brise
les joueurs dribblent vers le but en solitaire.
L'air solide mais la force centrifuge opère,
à peine sonnés, des gars se paument dans le labyrinthe
sans refuges ni repères si le tempo les éreinte.
Piégés dans l'enclave, des types en bavent,
au guichet les ardoises se paient sans rab
et les destins se lient au rentable.
Les plaies s'aggravent sans que les médecins en parlent.
Dans de beaux draps, il en faudra des bandages,
loin des temps calmes, en proie à l'échafaud,
le teint blanc pâle, dans le mauvais train bloqué en gare,
les fantômes trinquent, la table est bancale.
Lorsque tourne le manège, certains valsent
quand d'autres dansent la samba,
même si rien en atteste, qu'ils se cachent
car la meute ignore les sans voix.
Lorsque tourne le manège, pour ceux
qui se tiennent à la perche,
le même décor défile cent fois.
Le sensas arrache l'affiche de médias abrutis, sans s'passer du visage féérique de Carla Bruni, d'son caniche royal mais rabougri, la merde s'étale sur des pages brunies, show time frénétique, reflet de ce que les félés visent, choc du flash, adrénaline avant qu'la télé dise la prière, qu'les stats estiment les dégats d'puis hier, drames et crimes, au dessert, info grasse à la p'tite cuillère, l'expression n'est ni libre ni pure comme elle aurait dû l'être, les pressions l'oppriment, mille pubs lui irritent l'urètre, vu l'aspirine que la speakerine diffuse d'une voix fluette, la caméra filme mais l'objectif n'est plus net.
Allumes le barbec, y a du papelard à cramer, du canard star duck à l'actu déchainée, format standard sans Parker, ses exclus d'araignée, le lecteur a perdu quand l'scandale a gagné, les articles à succès causent de biz ou d'sport, les titres deviennent trop gros, les propos s'édulcorent, en quête de scoop, les braguettes s'ouvrent au pressodrome, à qui jeter la pierre si l'regard guète toujours la forme? L'info promise, mise à la benne, quand l'été les tongs semblent être un bon thème, qu'la pige permet d'ôter les thons même sur l'cliché dédié au téléthon, à ne pas négliger, les torchons, Closer, VSD, agissent sur le cervelet tels des doses d'LSD, puis-je insister, y a pas qu'en caisse qu'les directions sont assistées.
Par magie, s'écrit la trame de l'Amérique Bis, le charme agit via les lois qu'l'amnésie fixe, nul besoin de traquer les nuisibles, d'museler les chiens, d'brûler les tracts, les missives, il suffit qu'sur les coups de vingt heure, l'écran dénigre les râleurs que le schéma dégoute, décrive les grévistes, les casseurs, en tant qu'âmes à la déroute, les plus avertis, tel des dingues ou des doux rêveurs, le climat s'déglingue aux quatre coins de la planète, ça schlingue et ça pète style Terrence et Phillip, le montage passe des flingues à la guerre, épingle l'audimat sans hortensias ni tulipes, l'excès s'est frayer un passage via l'satellite, l'image harcelée par de sales élites, rare de voir, l'expulsion d'un squat défrayer la chronique, en général, les exclus sont nazes et défient la logique.
Les médias encaissent le coup d'la concurrence, c'est tentant d'en déduire qu'ils y perdent du sens, quand c'est les US qu'ils imitent, reste à s'demander où est la limite entre l'info et la propagande.
